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L'Inde, ce nom qui fait rêver vient du fleuve Indus, on l'appelait même les Indes et c'est compréhensible tellement le pays est vaste et contrasté, on y parle 23 langues officielles même si la principale est l'hindi.
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Malgré ses 3 287 590 km² qui en font le septième plus grand pays du monde, l’Inde peut se résumer à trois grandes entités géographiques : la chaîne de l’Himalaya à l’extrême nord, l’immense plaine septentrionale et le plateau du Deccan qui occupe toute la partie sud du territoire.
Il convient néanmoins de mentionner également deux zones particulières, toutes deux situées à l’ouest et frontalières du Pakistan :
- le désert de Thar au Rajasthan, plutôt aride.
- le Rann de Kutch au Gujarat, vaste étendue inondée pendant la mousson et désertique pendant la saison sèche.
A l’extrême nord du pays s’élève donc l’Himalaya, mot qui signifie en sanskrit « séjour des neiges ». Ce massif montagneux qu’on surnomme le « toit du monde » est à la fois le plus jeune et la plus haut de la planète. Le début de sa création date de la fin de l’ère secondaire, il y a environ 65 millions d’année, quand l’Inde qui était alors une île immense commença à s’encastrer sous l’Asie, ou plus exactement sous la plaque eurasiatique. Cette monstrueuse collision n’est pas achevée et l’Himalaya continue de s’élever au rythme de 8 mm par an.
D’une largeur comprise entre 160 et 320 km, l’Himalaya s’étire d’ouest en est sur 2 400 km, séparant l’Inde de la Chine et, dans une moindre mesure, du Népal et du Bhoutan. C’est bien sûr dans cette région que se situe le point culminant de l’Inde, le Khangchendzonga (ou Kanchenjunga) dans l’Etat du Sikkim. Avec ses 8 598 mètres, c’est le troisième plus haut sommet du monde après deux autres sommets également himalayens, l’Everest et le K2.
Le sud du massif est formé par les monts Siwalik. N’excédant pas les 1 500 mètres, ils surplombent la plaine septentrionale.
Celle-ci s’étend d’ouest en est du Pakistan au Bangladesh, se prolongeant même dans la partie la plus orientale de l’Inde jusqu’au Myanmar (ex-Birmanie). Elle est formée par les bassins des trois grands fleuves du sous-continent indien qui prennent tous trois leur source dans l’Himalaya : l’Indus (3 040 km) qui coule principalement au Pakistan, le Gange (3 090 km) et le Brahmapoutre (2 900 km). C’est une plaine peu élevée dont la plus grande partie ne dépasse pas les 100 mètres d’altitude. Elle est de plus extrêmement plate, le dénivelé entre Delhi et le golfe du Bengale où se jettent le Gange et le Brahmapoutre atteignant seulement 200 mètres.
Le sud de la plaine est marqué par l’apparition de quelques chaînes de moyenne montagne, les monts Aravalli, les monts Vindhya et les monts Satpura.
Au sud du fleuve Narbada (1 290 km) qui se jette dans le golfe de Cambay, on entre sur le plateau du Deccan qui occupe la presque totalité du sud du pays, soit la péninsule indienne proprement dite. Ce très vieux plateau d’origine précambrienne, c’est-à-dire datant d’environ 500 millions d’années, forme un ensemble dont l’altitude varie entre 450 et 1 200 mètres.
Le plateau du Deccan est bordé à l’ouest et à l’est de chaînes montagneuses, les Ghats, mot qui en sanskrit signifie « marche d’escalier ». Les Ghats suivent l’inclinaison du plateau, nettement plus élevé dans sa partie occidentale. C’est ainsi que les Ghats occidentaux atteignent des altitudes comprises entre 1000 et 2 400 mètres avant de plonger brusquement vers la mer d’Oman en ne laissant que peu de place pour la plaine littorale. Pour leur part, les Ghats orientaux ne culminent qu’à 600 mètres et permettent l’existence d’une plaine côtière importante constituée en grande partie autour des embouchures des grands fleuves du sud. Suivant eux aussi l’inclinaison ouest-est du Deccan, ces fleuves coulent tous selon cette orientation et se jettent donc dans le golfe du Bengale. Les plus importants sont la Godavari (1 500 km) et la Krishna (1 280 km).
Notons enfin que les Ghats occidentaux et orientaux se rejoignent à l’extrême sud de l’Inde pour former les Nilgiri Hills dont certains sommets dépassent les 2 000 mètres.
Economie: Sous bien des aspects, l’Inde est un pays de paradoxes et l’économie n’échappe pas à la règle. Ainsi, alors que l’assouplissement du protectionnisme et le passage à l’économie de marché en 1991 ont permis à l’Inde d’entrer peu à peu dans le clan des grandes puissances mondiales, plus d’un quart de sa population (soit environ 300 millions de personnes !) vit toujours sous le seuil de pauvreté et la croissance exemplaire du pays (plus de 5% par an) ne semble pas pouvoir endiguer ce phénomène.
D’autre part, le formidable essor industriel que connaît l’Inde d’aujourd’hui ne l’empêche pas de rester avant tout un pays majoritairement rural.
L’agriculture occupe encore en effet 60% de la population active et assure 25% du PNB. C’est à partir du milieu des années 1960, sous le gouvernement d’Indira Gandhi, que l’agriculture a bénéficié d’un plan de développement important connu sous le nom de « révolution verte ». Il s’agissait de rendre le pays auto-suffisant en matière de nourriture. Diverses mesures furent prises concernant entre autres l’élaboration de semences à haut rendement et l’encouragement à l’utilisation d’engrais et de pesticides.
La « révolution verte » fut en partie couronnée de succès et la balance agricole indienne est aujourd’hui excédentaire. Plus de la moitié de la production agricole est constituée par les céréales et l’Inde est le 2ème producteur mondial de riz et le 4ème producteur de blé. On la trouve à la 1ère place pour le thé, les bananes, le sucre brut et à la 3ème place pour le tabac et le coton. Elle est également très bien placée pour le maïs, l’orge, le soja, les pommes de terre et le caoutchouc naturel.
Cependant bien des progrès restent à faire en particulier en matière d’irrigation et de répartition des terres : les paysans indiens ne possèdent pour la plupart que de très petites exploitations et ne peuvent faire face à la production industrialisée dirigée par une minorité d’agriculteurs plus aisés.
Précisons en outre que l’Inde est le 6ème pays du monde dans le domaine de la pêche mais qu’elle est actuellement confrontée à l’appauvrissement de ses eaux littorales surexploitées.
400 000 ans avant J.-C., l’Inde était déjà peuplée. Des découvertes archéologiques réalisées aussi bien dans la région de Madras que dans la vallée de l’Indus le prouvent.
Tout au long du paléolithique, la présence humaine s’est développée dans le centre et le sud du pays. Cependant, c’est au nord que l’évolution fut la plus importante : le site de Mehrgarh situé aujourd’hui dans le Baloutchistan pakistanais est d’ailleurs reconnu comme l’un des lieux les plus importants du néolithique. Occupée à partir du VIIIème millénaire avant J.-C., Mehrgarh vit apparaître une véritable économie agricole diversifiée (blé, orge, élevage de chèvres, de moutons, de bovins), l’utilisation de la brique pour la construction, l’usage de la céramique puis des métaux.
C’est sans doute à partir de 1800 avant J.-C. que les Aryens, peuple venu des alentours de la mer Caspienne, commencèrent à arriver dans la vallée de l’Indus. Conquête guerrière ou intégration paisible, les experts s’affrontent encore sur ce sujet. Toujours est-il que les Aryens imposèrent peu à peu leur civilisation aux habitants de l’Inde du Nord.
Ils apportaient en particulier une nouvelle religion, le védisme, à l’origine de l’hindouisme. Les Veda, textes dont la transmission orale était la base du védisme, allaient bientôt être fixés dans la langue aryenne, le sanskrit. En compagnie des Upanishad écrits entre 700 et 300 avant J.-C., ils constituent les textes sacrés de l’hindouisme.
Les Aryens sont également à l’origine d’une nouvelle hiérarchie sociale, le système des castes, dominée par les prêtres, les brahmanes.
Après avoir étendu leur influence jusqu’aux monts Vindhya, les Aryens s’installent dans la vallée du Gange à partir du VIIème siècle avant J.-C. Cette phase d’expansion coïncide avec un changement d’organisation important : l’union de différentes tribus aryennes permet l’apparition de royaumes puis d’Etats.
Malgré l’entente en 1916 entre le Congrès national et la Ligue musulmane, il faut attendre la fin de la guerre pour que le mouvement nationaliste prenne toute son ampleur avec l’entrée en scène de Mohandas Gandhi. Cet avocat né en 1869, ayant vécu à Londres puis en Afrique du Sud, rentre en Inde en 1915. Très vite la force de son combat et son attitude basée sur la non-violence lui vaut le titre de Mahatma, mot sanskrit qui signifie « grande âme ». Avec lui, l’indépendance va enfin devenir la cause de toutes les couches sociales de la société indienne.
En réaction au pouvoir britannique qui refuse de s’engager plus avant sur la voie de l’autonomie indienne et pratique une politique de répression des nationalistes qui atteint son summum lors du massacre d’Amritsar (Pendjab) en 1919, Gandhi lance une campagne de désobéissance civile passive, la satyagraha (« force de la vérité »). Il s’agit de refuser toute coopération avec les Anglais en boycottant aussi bien leurs produits que leur administration, des écoles aux tribunaux. En 1922, Gandhi pousse la satyagraha jusqu’au refus d’acquitter les impôts britanniques. Cette lutte qui conduit Gandhi plusieurs fois en prison atteint son point d’orgue en 1930 avec la « marche du sel » : pour contester le monopole anglais de l’exploitation du sel, Gandhi accompagné par une foule de plus en plus nombreuse accomplit les 350 km qui séparent deux villes du Gujarat. Partis d’Ahmedabad à l’intérieur des terres, les pélerins rejoignent Dandi au bord de la mer et, suivant l’exemple du Mahatma, y ramassent chacun une poignée de sel. Cet épisode vaut aussitôt à Gandhi une célébrité mondiale.
Dans le même temps, l’autre grand personnage de l’indépendance indienne, Jawaharlal Nehru, avocat lui aussi et collaborateur de Gandhi depuis 1916, est devenu président du Congrès national.
Sous l’influence des deux hommes, l’indépendance semble de plus en plus inéluctable. Des négociations commencent à Londres. Gandhi y représente l’Inde. Les premières résolutions de 1932 portent sur un projet constitutionnel instituant des régimes électoraux différents pour les minorités parmi lesquelles figurent non seulement les musulmans et les membres d’autres religions mais aussi les « intouchables », ces Indiens les plus misérables dont Gandhi défend les droits depuis longtemps. Cette proposition contraire à l’union nécessaire du peuple indien lui est intolérable et il en obtient la suspension après un jeûne d’une semaine pendant lequel il frôle la mort.
Les négociations reprennent et c’est finalement en 1935 qu’est signé le Government of India Act qui donne l’autonomie aux onze provinces qui constituent alors l’Inde.
Cependant, alors que le swaraj semble de plus en plus proche et que le Congrès national ne cesse de se renforcer, il devient clair pour la Ligue musulmane que l’Inde indépendante sera nécessairement hindoue. Dès lors germe l’idée d’un Etat musulman séparé de l’Inde.
Avec la Seconde Guerre mondiale, l’opposition entre le Congrès dirigé par Nehru et la Ligue musulmane dirigée par Muhammad Ali Jinnah grandit encore. Alors que les musulmans acceptent de soutenir les Anglais, les hindous refusent de s’engager dans la guerre. En 1942, Gandhi va encore plus loin. Bientôt relayé par le Congrès, il lance le mouvement « Quit India » (« Quittez l’Inde ») qui demande le départ immédiat des Anglais. La réplique britannique ne tarde pas : Gandhi et Nehru ainsi que de très nombreux membres du Congrès sont emprisonnés.
Quant aux tensions entre l’Inde et le Pakistan, elles prennent naissance au Cachemire. Lors de la partition, cette province du nord de l’Inde dirigée par un maharadjah hindou mais peuplée majoritairement par des musulmans refuse de choisir entre l’Inde et le Pakistan. En octobre 1948, pour contrer une attaque pakistanaise, le maharadjah se rallie à l’Inde, provoquant ainsi la première guerre entre les deux pays. Cette guerre sera de courte durée et, dès 1949, une ligne de cessez-le-feu est établie par l’ONU, frontière fictive que les deux pays ont toujours contestée et qui fait du Cachemire une zone particulièrement sensible.
Enfin, la naissance dans la douleur de la plus grande démocratie du monde a sa victime emblématique en la personne du Mahatma Gandhi lui-même. Le « Père de la nation », s’opposant sans cesse aux affrontements entre hindous et musulmans, ayant voulu à tout prix sauver l’Inde de la partition, allant même jusqu’à proposer que Jinnah, le leader de la Ligue musulmane, en devienne le dirigeant, est assassiné le 30 janvier 1948 à Delhi par un extrémiste hindou.
Nommé Premier ministre en 1947 au lendemain de l’indépendance, Jawaharlal Nehru va gouverner l’Inde jusqu’à sa mort en 1964. Fin 1949, une Constitution est approuvée et c’est le 26 janvier 1950 que l’Inde devient officiellement une république.
Tout d’abord, Nehru laïcise son pays en abolissant dès 1950 le système des castes. Il supprime en particulier l’intouchabilité, issue de l’hindouisme, qui condamnait à la misère des dizaines de millions d’Indiens considérés comme hors-castes dès leur naissance. Même si la réalité des castes perdure dans l’Inde d’aujourd’hui, un certain nombre de mesures garantit dès lors une meilleure situation aux intouchables, appelés aussi dajits ou harijans.
D’autre part, tout en fortifiant le pouvoir central installé à New Delhi, il remodèle certaines provinces de façon cohérente selon des critères ethniques et linguistiques. C’est ainsi qu’en 1960 la province de Bombay est scindée en deux Etats, le Gujarat et le Maharashtra.
Pour mettre son pays sur la voie du développement, il choisit un modèle d’économie mixte, réservant certains domaines d’activité à des entreprises publiques. Des plans quinquennaux ciblés sur l’industrie, l’agriculture ou l’équipement hydroélectrique favorisent l’amélioration de la production au point que le plan de 1961 prévoit que l’Inde sera indépendante de toute aide étrangère en 1976.
Nehru va également amener l’Inde à être un acteur majeur sur la scène internationale.
C’est finalement avec ses propres frontières que Nehru connaît le plus de difficultés. S’il parvient en 1961 à s’emparer de Goa encore détenue par les Portugais, la situation avec la Chine est plus complexe. En 1959, l’Inde accorde l’asile politique au dalaï-lama qui, accompagné de nombreux fidèles, fuit le pouvoir chinois dont la pression ne cesse de s’accentuer sur le Tibet. Le dalaï-lama forme alors un gouvernement d’exil qui siège encore à Dharamsala dans l’Himachal Pradesh. Le conflit sino-indien qui s’ensuit rebondit en 1962 à propos de la partie est du Cachemire, le Ladakh, revendiquée par Pékin. Echouant militairement, l’Inde perdra une partie de cette région.
Enfin, Nehru n’a pas pu calmer la tension entre l’Inde et le Pakistan et, à sa mort en 1964, son successeur Lal Bahadur Shastri doit aussitôt faire face à la seconde guerre indo-pakistanaise à propos du Cachemire.
Ce nouveau conflit ne prend fin qu’en 1966 alors qu’Indira Gandhi accède au pouvoir. Fille de Nehru, précisons qu’elle n’a aucun lien de parenté avec le Mahatma Gandhi.
C’est en 1971 qu’elle va acquérir une réelle renommée internationale en remportant la troisième guerre indo-pakistanaise qui aboutit à l’indépendance du Pakistan Oriental. Soutenu par l’Inde, celui-ci devient le Bangladesh en 1972.
Indira Gandhi semble alors renier la politique de non-alignement de son père en signant un traité de coopération avec l’URSS. En 1974, elle s’illustre de nouveau avec l’explosion de la première bombe H indienne qui hisse l’Inde au rang des puissances nucléaires.
Cependant, dès son arrivée au pouvoir, elle est contestée au sein de son propre parti, le parti du Congrès. Pour lutter contre l’opposition des membres conservateurs conduits par Morarji Desai, elle réunit ses propres sympathisants derrière l’étiquette de « Nouveau Congrès » avec lequel elle remporte triomphalement les élections de 1971. Mais malgré des mesures en apparence sociales (abolition de privilèges, nationalisations...), l’Inde va mal. Le chômage et l’inflation augmentent, les grèves sont nombreuses et dans certaines régions la famine apparaît provoquant des émeutes.
Pour Indira Gandhi, tout bascule en 1975 lorsqu’elle est accusée de fraude électorale lors des élections de 1971. Sa réponse est aussi spectaculaire qu’immédiate : elle décrète l’état d’urgence. Il durera deux ans, montrant tout l’autoritarisme de celle qu’on allait bientôt surnommer la « Dame de fer de l’Asie ». Elle fait jeter en prison 35 000 membres de l’opposition, elle supprime les libertés civiques et la liberté de presse, elle réprime violemment toute contestation.
Dans le même temps, pour reconquérir son peuple, elle propose de nombreuses mesures pour relancer l’économie, limiter l’inflation et le chômage, et lutter contre la corruption. Si certaines de ces mesures sont efficaces, d’autres provoquent aussitôt un énorme mécontentement comme, en particulier, la stérilisation des femmes ayant eu plus de deux enfants, mesure qu’elle justifie par la lutte nécessaire contre l’explosion démographique.
Dans ces conditions, les élections de 1977 ne peuvent être qu’un désastre pour le parti du Congrès qui essuie un échec sévère.
Créé par Jaya Prakash Narayan, inquiet des dérives anti-démocratiques d’Indira Gandhi, le Parti Janata lui succède et son chef Morarji Desai devient Premier ministre.
Mais, s’il rétablit immédiatement toutes les libertés, le Parti Janata n’a pas de réel programme politique et s’avère incapable de gouverner. Aussi, à la tête du Congrès-I (I comme Indira) qu’elle vient de créer, Indira Gandhi revient au pouvoir dès 1980.
Indira Gandhi le paiera de sa vie : le 31 octobre 1984, elle est assassinée par deux de ses gardes du corps, de religion sikh.
Son fils Rajiv Gandhi lui succède immédiatement. Bien qu’endeuillée par la catastrophe de Bhopal où une fuite de gaz toxique dans une usine fait plus de 2 000 morts, l’Inde retrouve alors le chemin de la croissance en s’ouvrant pour la première fois aux capitaux étrangers et en augmentant la part du secteur privé, en particulier dans l’industrie.
Mais, démuni d’expérience politique, Rajiv Gandhi ne parvient pas à régler les problèmes intérieurs de son pays. Hormis les désormais traditionnelles tensions du Cachemire et du Pendjab, ceux-ci sont encore aggravés par l’aide qu’apporte l’Inde au Sri Lanka contre les séparatistes tamouls, les Tigres. C’est en raison de ce soutien que Rajiv Gandhi sera assassinée en 1991 par un extrémiste tamoul. A ce jour, il aura été le dernier représentant de la famille Nehru-Gandhi à exercer le pouvoir.
Suite au choc provoqué par l’assassinat de Rajiv Gandhi, le Congrès-I remporte les nouvelles élections et son président Narasimha Rao est nommé Premier ministre. Avec lui, l’Inde va définitivement abandonner le protectionnisme ainsi que l’économie mixte en vigueur depuis Nehru et entrer dans l’ère de l’économie de marché. Mais, si la croissance est au rendez-vous, elle est accompagnée du retour de l’inflation et du chômage.
De plus, sous l’influence de plus en plus forte du BJP, deuxième parti du pays, les rivalités religieuses ne cessent d’augmenter. Elles aboutissent en 1992 à la destruction de la mosquée d’Ayodyhya, dans l’Uttar Pradesh, par des extrémistes hindous. A nouveau, des affrontements inter-communautaires meurtriers éclatent, accompagnés d’attentats à la bombe, en particulier à Bombay.
Tout cela contribue à affaiblir le Congrès-I qui essuie une défaite spectaculaire aux élections de 1996 remportées par le BJP. Néanmoins, celui-ci a besoin du soutien du Congrès-I et les divers gouvernements issus de ces élections (Deve Gowda, Inder Kumar Gujral) sont extrêmement fragilisés quand le Congrès-I leur retire son appui. Notons cependant que pour la première fois les intouchables sont représentées à l’Assemblée en la personne de Phoola Devi, surnommée la « Reine des bandits » et qu’en 1997, Kocheril Raman Narayanan, issu lui aussi de cette frange opprimée de la société indienne, est élu Président de la République. Bien que ce titre ne soit qu’honorifique, le signe est de taille pour les intouchables.
En 1998, le BJP remporte à nouveau les élections. Mais l’instabilité politique est toujours de mise et le gouvernement de coalition dirigé par un membre modéré du BJP, Atal Bihari Valpayee, doit affronter de nouvelles élections dès 1999. Malgré la remontée du parti du Congrès dirigé désormais par Sonia Gandhi, veuve de Rajiv Gandhi, Valpayee est reconduit au poste de Premier ministre.
Valpayee et ses gouvernements successifs doivent faire face à un regain de tension avec le Pakistan qui, en 1998, répond aux essais nucléaires indiens en menant ses propres essais, se plaçant ainsi à son tour au rang des puissances dotées de l’arme atomique. Devant la condamnation de ses essais par la communauté internationale, les deux pays reprennent en 1999 leurs négociations sur le Cachemire, négociations interrompues depuis 10 ans. Celles-ci se soldent par un échec et les combats reprennent dès 2000. En 2002, la menace d’une guerre nucléaire est à son paroxysme. Le danger est finalement écarté mais la tension reste vive sur la frontière où sont massés plus d’un million de soldats.
En plus de ce problème frontalier, l’Inde est à nouveau confrontée à une détérioration des relations entre musulmans et hindous dans certaines régions, et en particulier au Gujarat où des affrontements font encore des centaines de morts.
Malgré ces tristes événements auxquels il faut ajouter un certain nombre de catastrophes naturelles (cyclone au Bengale-Occidental en 1999, tremblement de terre au Gujarat en 2001), l’Inde du troisième millénaire est en passe de gagner certains de ses paris politiques et économiques : elle reste la démocratie de référence en Asie et elle s’inscrit aujourd’hui parmi les dix plus grandes puissances industrielles du monde. Ces réussites ne doivent cependant pas faire oublier qu’elle est aussi une nation rongée par la corruption et par les inégalités sociales dans laquelle la misère ne cesse de gagner du terrain parmi les classes les plus modestes.
La Constitution de l'Inde reconnaît 18 langues officielles.
La langue nationale et le Hindi (qui utilise l'alphabet devanagri) parlé par 45% de la population et utilisée officiellement par le Gouvernement. Mais cette langue est essentiellement utilisée dans la partie nord de l'Inde même si il est largement compris à travers le pays (excepté dans quelques Etats de l'Inde du Sud).
L'anglais reste la langue de communication couramment parlée par les personnes ayant reçu une certaine éducation, par les commerçants, sur les sites touristiques, dans les hôtels et les universités.
Attention :les accents sont très variables et rendent parfois les paroles incompréhensibles !
Langue parlée Il existe aussi beaucoup d'autres langues régionales et une pléthore de dialectes.
De France vers l'Inde, il faut composer le 00+91(indicatif du pays)+ le code de l'Etat sans le 0 initial+le numéro local de votre correspondant.
Depuis l’Inde vers la France, composez le 00+33+le numéro de téléphone local (sans le 0 initial).
Internet L'accès Internet est disponible dans les grandes villes. Sachez que dans certains endroits, comme Bangalore, les connexions sont rapides, tandis que dans beaucoup d'autres, elle est plus lente. De même, il est à noter que les pannes de courant ne sont pas rares !
Couverture GSM Si vous avez un téléphone portable vous pouvez prendre une option monde pour recevoir des appels ou appeler. ATTENTION : s’il est assez facile d’appeler des villes, parfois dans les campagnes il n’y a pas de réseau ! D’autre part il vous sera très difficile de joindre votre messagerie pour écouter vos messages …qui s’effaceront automatiquement au bout de quelques jours dès lors que vous n’aurez pu les écouter !!
Il est préférable de téléphoner des cabines que l’on trouve partout, sur les routes, dans les villes et villages et les appels sont très bon marché !! Dans les hôtels vous devrez aussi payer les taxes, parfois élevées ! Dans ces boutiques, vous aurez également des accès Internet.
De manière générale le voltage en Inde est de 220 volts.
Les prises de courant sont en principe de type européen, mais pour certains hôtels moins modernes il est prudent de se munir d’un adaptateur.
Attention tout de même aux coupures de courant qui peuvent être fréquentes.
L'Inde est une "terre de fêtes". Ma plupart de ces fêtes et jours fériés suivent le calendrier lunaire indien ou les calendriers musulman et chrétien. Par conséquent, ces dates changent d'une année sur l'autre.
Toutefois, certaines fêtes nationales restent à date fixe :
- 25 décembre : Noël
- 1er janvier : Jour de l'An
- 26 janvier : jour de la République
- 11 mai : Bouddha Purnima
- 15 août : jour de l'Indépendance
- 2 octobre : anniversaire de Mahatma Gandhi
- 4 novembre : anniversaire de Guru Nanak
Calendrier des Fêtes:La plupart des fêtes sont religieuses et seraient plus nombreuses que les jours du calendrier et changent de date chaque année. Nous allons donc vous donner une date approximative des principales fêtes.
Le Nouvel An Tamoul (janvier)- le Nouvel An au Kerala (avril)- Holi, fête des couleurs en (mars)- Dusserah, fête de Dieux (septembre/octobre)- Diwali, fête des Lumières (octobre/novembre).
Il ne faut pas également oublier les différentes fêtes musulmanes : fin du ramadan, Aïd , anniversaire du prophète...
L’Inde est en GMT + 5h30. Le décalage horaire avec la France est donc de + 4h30 en heure d’hiver et de + 3h30 en heure d’été.
L’artisanat indien est d’une telle richesse, d’une telle qualité et d’une telle variété régionale que la difficulté du voyageur est bien souvent de savoir se limiter dans ses achats afin de n’être pas trop encombré au retour.
De plus, les prix sont souvent très intéressants. Dans la rue ou sur les marchés, le marchandage est indispensable et peut faire partie du plaisir d’acheter. Si vous n’aimez pas marchander, il existe des coopératives et des magasins officiels, les emporiums, où les prix sont fixes. En outre, les emporiums proposent des productions venues de différentes régions de l’Inde : cela vous permettra d’acquérir des réalisations en provenance de régions où vous n’êtes pas allé.
Dans tous les cas, il est fortement recommandé de refuser qu’on vous envoie vos achats à domicile, à l’étranger.
De fabrication industrielle ou artisanale, les tapis et les textiles indiens figurent parmi les plus beaux du monde.
La plus grande région de production de tapis est le Cachemire où l’on en trouvera pour tous les goûts et tous les budgets. Si la laine est très utilisée, la soie, le mélange soie/laine et le coton sont également fréquents.
En ce qui concerne les textiles, le choix est presque infini tant il existe de techniques et de styles différents. Citons parmi des milliers d’exemples les magnifiques châles en laine de l’Himachal Pradesh, les soieries rehaussées de fil d’or des environs de Varanasi (Bénarès), le « himroo », mélange de soie et de coton souvent orné de motifs très utilisé dans le Maharashtra, les cotonnades éclatantes du Rajasthan, les tissus incrustés de miroirs originaires du Gujarat, les broderies de toutes provenances...
Parmi les vêtements, vous remarquerez bien sûr les saris : vêtement ordinaire ou de cérémonie, ils sont en fait constitués d’une unique pièce de tissu, savamment drapée sans épingles ni coutures.
N’hésitez pas à vous faire confectionner sur place des vêtements sur mesure. La qualité des tailleurs et la beauté des étoffes donneront des résultats souvent magnifiques.
L’Inde est également un grand pays de bijouterie. Si l’or est rare, l’argent est très répandu. Les pièces les plus célèbres sont celles en provenance du Rajasthan. On trouvera également de beaux bijoux au Kerala et dans le Tamil Nadu.
Les pierres précieuses et semi-précieuses constituent une autre des richesses du pays. Comme toujours dans ce genre de commerce, il conviendra d’être prudent : si vous désirez un certificat d’authenticité, adressez-vous à un véritable bijoutier.
Enfin, Hyderabad (Andhra Pradesh) est un des grands centres mondiaux du commerce des perles.
Les Indiens excellent aussi dans le travail des métaux et l’on pourra acquérir de nombreux objets usuels principalement en cuivre et en bronze. Ces métaux sont utilisés d’autre part pour la réalisation de figurines ou de statuettes représentant le plus souvent des divinités.
On trouvera également dans tous le pays de très nombreux objets et figurines en terre cuite.
La pierre n’est pas oubliée et, en particulier, le marbre. Aux alentours d’Agra, on découvrira par exemple des réalisations diverses mêlant marbre et pierres semi-précieuses, rappelant le Taj Mahal tout proche.
Une autre grande spécialité indienne est le travail du bois. Des meubles en noyer du Cachemire aux statuettes en santal du Karnataka, chaque région utilise le bois dont elle dispose pour élaborer ses propres réalisations artisanales.
Citons encore les objets en papier mâché (spécialité du Cachemire), de beaux articles en cuir (sandales, chaussures, sacs...), les peintures sur tissu, les instruments de musique et maint petits objets que votre curiosité vous fera découvrir : chiloms, flacons de khôl, savonnettes au santal, parfums, encens, épices en tous genres..., ainsi que de nombreux objets religieux souvent surprenants
La presse indienne est extrêmement développée : toutes langues et toutes régions cumulées, les journaux et magazines représentent 27 000 publications !
La presse est très libre vis-à-vis du gouvernement.
Les quotidiens nationaux anglophones les plus importants sont Times of India et Indian Express. Il faut également citer The Hindu, Hindustan Times, The Telegraph ainsi que Economic Times, le grand quotidien financier.
Parmi les hebdomadaires anglophones, les plus connus sont India Today, Frontline et Outllook.
A côté de la presse nationale anglophone, il existe de nombreux quotidiens nationaux en hindi ainsi qu’une grande quantité de quotidiens régionaux rédigés le plus souvent en langue régionale. Ces journaux figurent parmi les plus gros tirages de la presse indienne.
On trouvera la presse internationale, principalement anglaise, dans les grandes villes.
Du côté de la radio, le paysage est en pleine évolution : des radios privées de plus en plus nombreuses viennent concurrencer les programmes de All India Radio.
En ce qui concerne la télévision, l’Inde connaît depuis une quinzaine d’années un développement considérable du câble et du satellite. A côté de la chaîne nationale Doordarshan, fleurissent aujourd’hui d’innombrables chaînes en hindi et en langue régionale. On trouve toutes sortes de programmes : informations, chaînes religieuses, chaînes musicales, séries, et bien sûr des chaînes consacrées aux productions de Bollywood, surnom donné aux studios de Mumbai (Bombay), véritables usines de tournage qui font de l’Inde le premier producteur de films au monde avec 800 long-métrages par an !
Les deux plus gros réseaux sont Star TV (Star News, Star Movies, Star Sports...) qui appartient à Rupert Murdoch et Zee TV (Zee News, Zee Movies...).
On captera aussi de nombreuses chaînes étrangères : CNN, MTV, HBO, BBC...
Les inconditionnels des informations en français auront la possibilité de regarder TV5 dans certains hôtels.
La cuisine indienne offre une variété de plats qui défie l’imagination. Elle se décline de plus en une multitude de spécialités régionales. Pour en rester aux généralités, on soulignera que la cuisine du sud est plus végétarienne et plus relevée que celle du nord qui fait une large place aux viandes (agneau, chèvre, poulet). D’autre part, alors que l’alimentation du sud est basée sur le riz, celle du nord utilise davantage le blé que l’on retrouve sous forme de « rotis » (pains) très différents : chapati, paratha, puri, et bien sûr toute la gamme des naan (nature, au fromage, aux fruits secs, à l’ail...)
S’il existe un point commun dans cette immense diversité, il se trouve du côté de l’utilisation des épices. C’est là que réside une grande part de l’art du cuisinier qui mêle, selon des secrets bien gardés, plus d’une dizaine d’épices différentes pour élaborer son propre « masala » (mélange d’épices) qui personnalisera sa recette. Parmi ces épices, citons le curcuma, le safran, la cardamome, le gingembre, la coriandre, la noix de muscade, le cumin, les graines de pavot, le piment, la cannelle, le clou de girofle, le poivre, l’anis et la liste est loin d’être exhaustive.
Précisons que « épicé » ne signifie pas forcément « relevé » et que si certains plats indiens sont redoutables pour les palais sensibles, d’autres sont au contraire assez doux, mais toujours très parfumés.
Le plat le plus répandu en Inde est probablement le dhal. C’est une préparation à base de lentilles parfois agrémentées d’autres légumes et qui est servie soit en accompagnement soit en plat principal dans les restaurants populaires, les « dhabas ».
Autre plat très répandu, le curry. En Inde, ce mot désigne n’importe quel ragoût épicé. C’est pourquoi on trouvera aussi bien des curries de viandes, de poissons, de fruits de mer ou de légumes. Leur saveur particulière viendra bien sûr de l’aliment de base mais aussi du savoir-faire du cuisinier dans l’élaboration de son « masala ».
Si les curries sont souvent relevés, d’autres préparations ne sont généralement pas pimentées. C’est en particulier le cas du biryani, mélange de riz au safran et de viande cuit dans un four en terre, le « tandoor ».
Ce mode de cuisson importé en Inde par les moghols musulmans a donné naissance à la cuisine mughlaï, très répandue dans le nord du pays. A côté de la cuisson tandoori dont les principales spécialités sont les viandes et les poissons marinés et épicés avant d’être cuits au « tandoor », les moghols ont également introduit en Inde les « kebab » (brochettes).
Parmi les autres plats venus de l’étranger, citons le porc vindaloo (porc mariné au vinaigre), importé à Goa par les Portugais.
Enfin, il faut citer les « dosa », crêpes issues d’un mélange de riz fermenté et de lentilles. Natures ou fourrés de légumes (« masala dosa »), ils constituent l’une des bases de la nourriture végétarienne du sud de l’Inde.
D’autre part, dans un souci d’équilibre alimentaire, les Indiens font une grande consommation de produits laitiers. Le « paneer » est un fromage frais que les végétariens accommodent de façons très diverses. Le « dahi » et le « raita » sont des préparations à base de yaourt auxquelles on ajoute des légumes, des fruits ou des épices : ils sont servis en accompagnement de nombreux plats et adoucissent agréablement un repas trop relevé.
Parmi les autres accompagnements, il faut encore citer les « chutneys », les « achards » et les « pickles ». Si ces condiments sont surprenants et délicieux, certains peuvent être extrêmement relevés.
A côté d’innombrables desserts le plus souvent à base de lait, de lait caillé, de sucre, de semoule ou de riz, l’Inde propose une délicieuse glace, le « kulfi », dont la saveur est enrichie par de nombreux fruits.
Par ailleurs, les amateurs de fruits frais seront ravis par la production indienne : fruits tropicaux (mangues, papayes, goyaves, bananes, ananas...) ou fruits tempérés (pommes, abricots, fraises...), l’abondance et la qualité sont au rendez-vous.
Les Indiens terminent très souvent leur repas en mâchant un « paan ». Il s’agit d’une feuille de bétel dans laquelle on roule un mélange d’épices et de condiments. Le « paan » est réputé pour ses vertus digestives mais peut indisposer le voyageur occidental.
Signalons enfin les « thali » ou « meals » qui sont une excellente manière de découvrir la cuisine populaire spécifique d’une région. Il s’agit de repas complets, servis à volonté, que proposent de nombreux restaurants indiens. Pour un prix modique, on vous servira sur un plateau ou sur une feuille de bananier un ou plusieurs curries, du riz, des dhal, divers « rotis », plusieurs condiments, un dessert...
Avion : Le réseau aérien est très développé en Inde. Les principales villes et centres d’intérêt sont reliés par des vols réguliers, mais pas toujours quotidiens.
Les principales compagnies sont Indian Airlines (IC) et Jet Airways (9W).
Présentez-vous 2H00 (pour Indian Airlines) à 1H00 (pour Jet Airways) avant le départ du vol.
Il arrive que des vols ne respectent pas les horaires prévus ou soient annulés! Cela peut arriver en dehors de notre contrôle, il est donc conseillé de téléphoner à la compagnie concernée au préalable. Seul notre prestataire local pourra trouver des solutions et vous proposer les meilleures possibilités de remplacement. Dans les régions himalayennes, les vols sont soumis aux conditions climatiques et peuvent subir de nombreuses modifications : retards, annulation voire horaire avance !
Concernant le vol international de retour, présentez vous au moins deux heures trente – voire 3H00 compte tenu des consignes de sécurités actuelles - avant le départ et n’oubliez pas de confirmer votre vol retour auprès de la compagnie aérienne choisie, 72 heures avant le départ. Cette confirmation peut parfois se faire au comptoir de l’aéroport dès votre arrivée. Si vous ne re-confirmez pas votre vol, la compagnie se réserve le droit de l’annuler.
Dans le cas d’un forfait voyage avec nos agences locales, ceux-ci se chargeront de la re-confirmation.
Le poids est limité à 20 kg par personne en classe économique et à 30 kg en classe affaires.
A noter que les règles de sécurités sont maintenant très strictes sur les vols intérieurs comme sur les vols internationaux. Dans les bagages à mains sont interdits : briquets, allumettes, objets tranchants (type coupe-ongle), piles, lames de rasoir, rasoirs... Tous les objets de ce type sont systématiquement confisqués.
Prenez par ailleurs des valises et sacs solides, car les bagages sont souvent malmenés.
3 320 000 kilomètres de routes, dont 1 520 000 kilomètres de routes goudronnées.
L’état du réseau routier indien laisse beaucoup à désirer. Non goudronnées, de nombreuses routes sont difficilement praticables pendant la saison des pluies. Il n’existe que très peu d’autoroutes et la plupart des routes sont très étroites. La circulation est souvent très dense. De plus, aux automobiles et aux nombreux camions se mêlent des piétons, des vélos, des charrettes, des animaux.
Pour ce qui est du code de la route, hormis la conduite à gauche, une seule règle semble exister : priorité au plus gros véhicule ! Si on ajoute que les panneaux de signalisation sont très rares, on comprend que la conduite en Inde est très délicate et tout à fait déconseillée. De nuit, le danger est encore accentué : alors que certains véhicules circulent sans éclairage, d’autres n’abandonnent jamais les pleins phares.
Les services d’un chauffeur sont alors fortement conseillés. Vous serez parfois surpris de le voir dormir dans sa voiture, n’en soyez pas choqués, sa voiture est sa seconde maison...
Si vous souhaitez lui offrir une boisson : faite-le plutôt à l’étape du déjeuner, le soir, il ne sera souvent pas autorisé à entrer dans l’hôtel.
Si vous décidez toutefois de conduire, il faut être en possession d'un permis de conduire international.Taxi et location
La très grande majorité des taxis et des autorickshaws (triporteurs motorisés) sont équipés de compteurs. Vous devez exiger du chauffeur qu’il mette son compteur en marche. En cas de refus, n’hésitez pas à changer de véhicule. En cas d’absence de compteur et pour les déplacements en rickshaws (triporteurs non motorisés), il est impératif de fixer le prix de la course avant de partir. Il n’est alors pas inutile de se renseigner pour avoir une idée de ce prix.
Il est bon de savoir que la plupart des conducteurs perçoivent des commissions de la part des hôtels et des commerces auxquels ils amènent des clients. Ils chercheront donc souvent à vous conduire vers les lieux avec lesquels ils « travaillent » plutôt qu’à la destination que vous avez demandée. Il faudra malheureusement savoir se montrer ferme pour éviter ce genre de désagréments.
Notons par ailleurs que dans certains aéroports il existe un service de taxis prépayés pour se rendre au centre-ville. N’hésitez pas à y avoir recours : le tarif étant alors fixé à l’avance, cela vous évitera bien des embarras.
Signalons enfin la possibilité de réserver un taxi pour une ou plusieurs journées, qu’il s’agisse de visiter une seule ville ou d’effectuer de longues distances.
Si la location d’une voiture sans chauffeur est possible dans les grandes villes (permis de conduire international généralement nécessaire), les dangers que présente la conduite automobile en Inde incitent très nettement à louer une voiture avec chauffeur.
Pour savoir où louer ce type de véhicule, renseignez-vous auprès de votre hôtel ou d’une agence de voyages. Soyez attentifs aux modalités, en particulier en ce qui concerne l’hébergement et les repas du chauffeur qui sont en principe inclus dans le montant de la location.
N’oubliez pas que là comme ailleurs les chauffeurs sont souvent commissionnés par des hôtels, des restaurants ou des boutiques et veillez à rester maître de votre itinéraire, faute de quoi le chauffeur vous imposera systématiquement les haltes les plus rentables pour lui.
Observations autobus
L’immense réseau de bus indien permet de se déplacer à moindre coût sur la totalité du territoire. Cependant, le confort des bus est très variable selon les liaisons. Les lieux les plus touristiques sont reliés par des bus confortables (catégorie « deluxe ») équipés de sièges inclinables, de vitres teintées et de ventilateurs ou d’air conditionné. Sur le reste du réseau, on trouvera par contre des bus souvent vétustes (catégorie « ordinaire » ou « express »), mal entretenus, bruyants et bondés. Voyager dans de telles conditions peut néanmoins constituer une expérience intéressante de l’Inde non-touristique.
D’une manière générale, on réservera le bus pour des trajets relativement courts (compter sur une moyenne n’excédant pas 40km/h) et effectués exclusivement de jour : rappelons que les routes indiennes sont vraiment très dangereuses la nuit.
L'unité monétaire de l'Inde est la roupie divisée en 100 païsas.
On distingue la roupie indienne de la roupie népalaise, et il est interdit pour un non-Indien de transporter les roupies indiennes vers le Népal et vice-versa.
Le taux de change :
1 roupie indienne = environ 0,01864 euro.
1 Euro = environ 53,65 roupies indiennes.
La monnaie existe en coupures de 1, 2, 5, 10, 20, 50, 100, 500 et 1000.
Donc munissez-vous d’euros : le taux est plus élevé que le dollar depuis quelques temps, ou de dollars en espèces ou en chèques de voyage et espèces.
Quant aux billets de banque que vous emportez, assurez-vous qu'ils sont en très bon état : les Indiens n'acceptent pas les billets abîmés. De même, quand vous échangez vos devises, n'acceptez pas des billets indiens déchirés ou troués. La durée de vie d’un billet indien est impressionnante, vous vous en apercevrez sans doute mais soyez vigilants.
Vous pouvez maintenant retirer des espèces avec votre carte de crédit dans la plupart des villes indiennes (dans la plupart des hôtels ainsi que dans les magasins des grandes villes : American Express, Diners Club, MasterCard, Visa International), ou l’on trouve depuis quelque temps des distributeurs. Mais ne pas oublier qu’il peut y avoir des difficultés si la machine avale votre carte, surtout si vous ne passez qu’une journée dans le lieu !!! Dans les villes de moindre importance, il sera plus difficile de se procurer de l’argent liquide.
D’autre part, il est conseillé d’être vigilant en remplissant le bordereau de paiement et de demander qu’on en déchire le carbone. Dans la mesure du possible, il est donc préférable de payer ses achats en espèces. Sinon, gardez au moins un bordereau de change pour reconvertir vos roupies en quittant l'Inde.
Le visa est obligatoire et, pour l'obtenir, il faut que le passeport soit valable encore 6 mois après la date de retour. Il en coûte environ 50 € pour les détenteurs d'un passeport français. L'entrée doit être effectuée dans les 6 mois qui suivent la date d'émission.
Attention, un visa ne vous autorise par à visiter l'ensemble du pays : certains territoires indiens sont soumis à des restrictions. Pour pouvoir se rendre en Assam, au Sikkim, aux îles Laquedives, aux îles Andaman, il faut demander un permis spécial au Ministry of Home Affairs, South Block, New Delhi, au moins six semaines à l'avance, formulaires à remplir à l'ambassade.
Le passeport doit être valable 6 mois après le retour.
Aucun n'est obligatoire mais certains vivement conseillés.
D.T.Polio
Hépatite A & B
Typhoïde
pas de traitement anti-palu obligatoire l'Inde étant en zone 2,
Pansements, bande, compresses stériles
Paracétamol (si possible à croquer)
Traitement homéopathique contre la diarrhée (et la tourista)
Antibiotique en cas de fièvre.
Un désinfectant en Spray (Biseptine, Hexomedine)
Anti-moustique en spray spécial zones humide (Cinq sur Cinq Tropic pour la peau, Moustifluid Tropic pour les vêtements)
Sur place, boire de l'eau en bouteille, évité de manger les fruits avec la peau et les légumes crus ou à peine cuits. L'eau en bouteille est disponible partout et pas très chère : 25 Rs (jusqu'à 70 Rs dans certains hôtels).
La saison fraîche qui dure environ d’octobre à mars est la meilleure saison pour se rendre dans la plupart des régions de l’Inde. A l’exception de l’Himalaya qui entre alors dans un long hiver glacial et de la côte sud-est qui connaît sa saison des pluies d’octobre à décembre, les températures et le niveau d’humidité sont partout agréables. Les températures dépendent cependant beaucoup de la latitude. Alors qu’au sud les températures descendent rarement sous les 20°C, elles sont nettement plus basses au nord de la ligne Bombay/Calcutta : si elles restent généralement douces pendant la journée, il est fréquent d’atteindre les 5°C la nuit dans la plaine du Gange et le Pendjab n’est pas à l’abri de gelées nocturnes.
C’est à partir de février que les grandes chaleurs reviennent. La saison chaude va durer jusqu’au mois de juin. Dès le mois d’avril, les 35°C sont atteints puis dépassés sur la majeure partie du territoire et certaines régions du centre de l’Inde connaissent alors des températures de l’ordre de 50°C. Fin mai, la mousson s’annonce à nouveau sous forme d’orages et de tempêtes accompagnés d’une augmentation de l’humidité.
S’étendant entre 8° et 35° de latitude nord, ce qui correspond environ aux latitudes du sud du Sénégal et du nord du Maroc, l’Inde ne jouit bien sûr pas d’un climat uniforme.
Cependant, si l’on excepte la partie himalayenne soumise à un climat de montagne qui ne la rend aisément praticable que de mai à octobre, l’ensemble du pays et de ses habitants vit au rythme de la mousson, un mot venu de l’arabe « mausim » et qui signifie d’ailleurs « saison ». Lorsque la mousson est « normale », celle-ci fournit en effet 75% des précipitations totales du pays. Indispensable, elle est pourtant toujours responsable d’inondations souvent meurtrières mais son manque de vigueur est encore plus redouté par les sécheresses qu’il provoque.
En fait, l’Inde compte trois saisons : la saison des pluies (mousson), la saison fraîche, la saison chaude.
La saison des pluies dure de juin à octobre, sauf sur la côte sud-est (Orissa, Bengale, Tamil Nadu) où elle a lieu d’octobre à décembre. Elle commence en juin dans le sud-ouest, progresse vers le nord-est et atteint le nord du pays au mois de juillet. Bien qu’il ne pleuve pas de manière continue, les précipitations atteignent des niveaux extrêmes : c’est ainsi que Cherrapunji situé dans le nord-est au Meghalaya est l’un des lieux les plus arrosés du globe avec plus de 10 mètres de précipitations par an !
Sur la plus grande partie du pays, les pluies durent jusqu’en septembre. Pendant cette saison les températures restent élevées. Ce n’est qu’à partir d’octobre qu’elles vont commencer à décroître. Ce rafraîchissement est lié à l’inversion des vents. En effet, la mousson est avant tout un régime de vents. Soufflant de la mer vers la terre de juin à septembre, ceux-ci apportent alors sur l’Inde des masses d’air humide d’origine océanique. En s’inversant à partir d’octobre, ils amènent un air continental, sec et frais. C’est alors la saison fraîche, appelé parfois « mousson d’hiver ».
Pour résumer, la meilleure saison pour partir et bénéficier de températures acceptables se situe entre septembre et mars pour quasiment l'ensemble du territoire et, entre juin et septembre pour les excursions à proximité de la chaîne himalayenne notamment au Cachemire et au Ladakh.
- Petit futé Inde du Sud
- Lonely Planet
- Routard
- Gallimard
- Mondeos
Pour vous imprégner de la culture indienne rien de mieux que de passer par le cinéma d'autant que l'Inde est le premier producteur au monde.
Les indiens ont crées les studio Bollywood en référence à Hollywood et comme ils sont situés à Bombay ça a donné Bollywood pour bombay hollywood, vous pouvez donc regarder les fameux films colorés avec le célèbre acteur Shahrukh Khan ou bien des films plus historiques tels que :
- Devdas
- Kal Ho Na Ho
- Dil Se
- Gandhi
- La route des indes
- Slumdog Millionnaire